Les instruments du rebetiko
Les instruments du rebetiko
L’instrumentarium du rebetiko a connu au fil des temps des évolutions notables. Si l’on s’accorde avec les plus grands spécialistes, l’histoire du rebetiko peut se diviser en trois grandes périodes : une première période s’étend de la fin du dix-neuvième siècle à la « grande catastrophe » de 1922.
L’Asie mineure est alors secouée par un jeu stratégique des grandes puissances alliées qui abandonnent Smyrne, confiée pourtant aux grecs par le traité de Sèvres après la grande guerre 1914-1918, aux armées turques soutenus alors par la jeune Russie Soviétique de Lénine, abandon qui conduira à des massacres épouvantables et l'exode d'une multitude de réfugiés. C’est à cette période que beaucoup de grecs ont fuit vers la Grèce continentale.
Une deuxième période se déroule de 1922 à 1940 et enfin une troisième de 1945 jusqu’à la fin des années 1950.
Dans le rebetiko d’Asie mineure, le violon tient une place prépondérante, mais, on y trouve également la lyra, le outi (oud), le kanonaki, la guitare ou le cembalon. Au Pirée vont dominer le bouzouki, le djouras, le baglama et l’accordéon.
L’utilisation de la voix connaîtra également des évolutions. Le rebetiko plus ancien laisse une large place à des mélismes et ornements, proches de la musique byzantine ou encore de la musique turque. Progressivement le texte devient plus prépondérant et les mélismes développés plus rares.
L’harmonisation sous l’influence de la musique occidentale se fait plus riche, au détriment toutefois de la subtilité de la modalité originelle de la musique hellénique.
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